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Quitter son job volontairement : quelles conséquences ?

Quitter son job volontairement : quelles conséquences ?

Chômage

23-01-2012
Daniel Held est le fondateur et le directeur de PI Management Sàrl, une société spécialisée dans l’accompagnement managérial du changement.

Lors d’une
conférence Rezonance organisée le 13 décembre dernier dans les locaux de la FER (Fédération des Entreprises Romandes) Genève, ce consultant a parlé, sur la base de sa propre expérience, d’une pratique de plus en plus répandue dans le monde professionnel : le départ de collaborateurs de leur poste sans avoir trouvé de place ailleurs.

Mais que suppose le fait de se retrouver au chômage de manière volontaire ?

« Cela implique des sanctions basées sur l’appréciation de la caisse de chômage », indique Roger Piccand, chef du service de l’emploi du canton de Vaud. Plusieurs motifs peuvent effectivement entrer en ligne de compte dans le cadre d’une rupture de contrat voulue par l’employé. « Il peut s’agir d’un conflit, d’une situation intenable liée au stress sur le lieu de travail, d’une maladie, etc. Si le départ survient sans raison, uniquement parce que le collaborateur en a marre, celui-ci est considéré comme l’auteur d’une faute grave », précise le chef du service de l’emploi.

Selon l’Ordonnance sur l’assurance-chômage obligatoire et l’indemnité en cas d’insolvabilité (art.45, al.3), la sanction en cas de « faute grave » se traduit par la suspension du droit aux indemnités de chômage sur une période allant de 31 à 60 jours. Elle sera d’une durée de 16 à 30 jours lorsqu’il est question d’une « faute de gravité moyenne » et de 1 à 15 jours en cas de « faute légère. » A noter que (art.45, al.1) :

Le délai de suspension dans l’exercice du droit à l’indemnité prend effet à partir du premier jour qui suit:

a. la cessation du rapport de travail lorsque l’assuré est devenu chômeur par sa propre faute;

b. l’acte ou la négligence qui fait l’objet de la décision.

Roger Piccand ne constate pas d’augmentation significative du nombre de collaborateurs quittant leur poste sans avoir assuré leurs arrières. « D’une manière générale, les gens ne mettent pas souvent un terme aux rapports de travail sans avoir trouvé un autre emploi », déclare-t-il.

LP


 
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