Statistiques frontalières

Jobs market - 2 December 2009


La crise économique actuelle n'épargne pas l'espace transfrontalier. Des deux côtés de la frontière, le chômage a augmenté après deux ans de ralentissement. Le nombre de « chômeurs frontaliers » de l'Ain et de la Haute-Savoie a augmenté brusquement, plus de 22% entre 2007 et 2008. Du côté suisse, l'économie genevoise ne va pas trop mal malgré un secteur financier vacillant alors que le canton de Vaud se maintien mieux grâce à un tissu économique plus varié. La hausse des travailleurs frontaliers se tasse dans les deux cantons, mais ceux-ci restent plus présents que jamais.

En 2007, l'emploi total est en nette hausse (+ 2,2 %) dans l'agglomération francovaldo-genevoise. Cette progression est due à une forte augmentation dans le canton de Genève compensant la faible baisse de l'emploi dans la zone d'emploi du Genevois français (- 0,2 %)
En 2008, l'emploi salarié privé est à la baisse à l'échelon de Rhône-Alpes (- 0,1 %), y compris dans les départements de l'Ain et de la Haute-Savoie. Cette tendance s'est poursuivie au début 2009.
En Suisse, en revanche, la hausse de l'emploi se poursuit en 2008, bien qu'à un rythme
moindre. L'augmentation est de 1,6 % à Genève et de 2,5 % dans le canton de Vaud (+ 1,6 % à l'échelon national). Pour le premier semestre de l'année 2009, la tendance au ralentissement s'accentue. En 2008, le nombre d'actifs titulaires d'un permis frontalier actifs continue de progresser à un rythme supérieur à celui de l'emploi total. La cadence est toutefois un peu moins soutenue que précédemment : + 4,4 % dans le canton de Genève et + 8,8 % dans le canton de Vaud. Les données disponibles pour la première moitié 2009 indiquent que se ralentissement va se poursuivre. A la fin 2008, 52 600 titulaires d'un permis frontalier travaillaient à Genève et 16 500 dans le canton de Vaud. Selon les résultats encore provisoires tirés du recensement français de la population, le nombre de personnes résidant en France et travaillant à Genève (frontaliers au sens large, c'est-à-dire, outre les titulaires d'un permis frontalier, les résidents de nationalité suisse et les fonctionnaires internationaux) est estimé à 65 000 à la fin 2005. En appliquant un taux de croissance identique à celui des titulaires d'un permis frontalier actifs, il serait d'environ 80 000 à fin 2008. En ce qui concerne le canton de Vaud, bien plus vaste que celui de Genève, les Suisses n'ont guère intérêt à résider en France, avant tout pour des raisons géographiques. La différence entre frontaliers actifs et frontaliers au sens large est par conséquent très faible. La plupart des frontaliers habitent en Franche-Comté (56 %, contre 44 % en Rhône-Alpes).
 
Des chiffres tirés du rapport 2009de l'Observatoire statistique transfrontalier de l'espace franco-valdo-genevois.
 
vdt